dans la bulle

J'ai grandi avec le journal de tintin, et à 40 ans suis toujours passionné de BD... souvent déçu de mes lectures, parfois émerveillé.

Je m'amuse à dénicher les clins d'oeil (répertoriés ici A-D - E-I - J-R - S-Z).

Des dédicaces et des tas d'autres trucs...

Allez, bonne découverte.



le livre
du moi

 


le disque
du moi

Boucq, La mort et Lao-Tseu


le montage
du moi


ma Chine à sous


le site
du moi


re-le site
du moi

 

    in progess

 

nathalie

On s'est rencontré grâce aux BD : je m'occupais de la Bédéthèque de l'INRA, elle y venait régulièrement. On s'est pris des fous rires avec "Margot et Oscar Pluche", on s'est régalé des aventures de "Jules". On discutait beaucoup de BD, on aimait à peu près les mêmes choses. Il y avait de l'émotion avec Davodeau, Denis, Cosey... Et tant de choses encore. Ce site, on en parlait depuis que les sites existent.

 Ben voila, il existe à présent. Et ça m'occupe bien, enfin, ça m'occupe. 
   

Mercredi 10 octobre 2007

Allez, c'en est finit de Tardi (ça fait quoi, quasiment deux semaines... ouf !). Dans l'étrangleur, deux petits clins discrets : une affiche de l'oreille cassée, et en dernière page d'un journal (tintin ? pas reconnaissable), une planche de Tintin au Tibet ( nous sommes en 1960 donc).

J'aime Pourquié, pour son trait. Son Poulpe est un régal. C'est d'ailleurs un des seuls qui vaille le coup en BD. On y trouve des références à Tintin, comme souvent chez lui (j'y reviendrai). On y voit aussi des schtroumpfs et des Dalton.

PICT8560.JPG

Dans L'affaire Tournesol, une radio effraye nos héros avec cette phrase. Et toujours, le fétiche (pièce maitresse de ses méduses plein la tête).
par ALAN
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Mardi 9 octobre 2007

TroisOmbres.JPGLa collection Shampooing de Trondheim chez Delcourt est un peu hors norme, parce qu'il n'y a pas d'unité de quoi que ce soit. Au départ, c'étaient surtout de l'auto-édition facile et de mauvaise foi (Trondheim m'a dit méchamment que non non, il édite aussi d'autres dessinateurs, m'enfin, sérieusement : c'était surtout lui). Et puis maintenant, avec un peu de recul, on y trouve des BD pour petits et d'autres pour adultes, des formats ciboulette et des bien dures cartonnées, de la couleur et du N&B... Mais toujours des amis de Trondheim.
Pedrosa, je ne sais pas trop par contre. En tout cas, son livre sort de ce qu'il fait d'habitude, autant dans la forme (gros pavé N&B) que dans le fond (métaphore allégorique, aventure humaine, surnaturel). Je craignais un peu, j'avais tort, c'est une bonne surprise. J'aime ce dessin. C'est d'ailleurs pourquoi j'avais acheté Ring Circus. Juste le #1, parce que l'histoire ne m'a  pas emballé plus que ça. J'ai par contre été déçu des ses Coeurs solitaires, acheté, toujours pour ce trait que j'aime.

Ici, on commence avec la vie de tous les jours d'une petite famille, un gros bucheron, une frêle donzelle et un ptit bout d'chou. L'histoire devient prenante. On sent comme un poids, pesante, voila. On commence par avoir peur de ces ombres omniprésentes, distantes mais toujours là. Silencieuses mais déterminées... à quoi ? On part, on fuit... on est prit dans une tempête : on n'aurait pas du fuir ! On aurait du rester à la maison, à vivre ce qu'il fallait vivre, ce qu'il restait comme temps, comme avant l'apparition des trois ombres. Ce n'est pas de la résignation, c'est la vie.
Et puis bien sûr, les trois ombres gagnent. Et il faut continuer le chemin, malgré tout. Et ce n'est pas si difficile finalement, même, les rires reviennent. Deux fillettes arrivent dans cette petite famille, qui revit. Reviennent parfois des sanglots, difficile à contenir, quand trop de choses rappellent ce petit garçon disparu, enlevé par trois ombres, parce que son temps était venu.
268 petites planches, assez vite lues, 17€50 : c'est quand même un peu cher. J'ai mis 13/20 (ce qui n'est pas mal, parceque je n'ai mis aucun 20, et un seul 19 je crois), mais je me laisse un moment pour la digérer...

-


Dans ce paysage de printemps, il n'y a ni meilleur ni pire.
Les branches des fleurs poussent naturellement.
Certaines sont longues, certaines sont courtes
.

par Allan
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Lundi 8 octobre 2007

Le secret de l'étrangleur est paru comme un journal, en papier journal d'ailleurs. Une sorte de self-prépublication, avant le vrai livre en dur que je viens de lire. Comme Adèle, qui vient de finir sa parution dans Télérama. Sauf que là, on achète quand même deux fois la même chose.

Etrangleur-1.JPG
J'avais classé mes clins d'oeil (oui, je suis fou, je classe tout) en fonction de ce qui me sautait au nez : un dossier pour Hergé, un pour Jacobs et un autre pour Pratt. Seul le premier s'est avéré pertinent. Un dossier Spirou, un tintin, un Pilote, parce qu'il me semblait évident que les références se jouaient beaucoup à l'intérieur d'un même cercle. Aujourdhu'i, de par le manque de journaux pour la jeunesse (ouf, il reste Tchô !) et de par la mobilité des auteurs (rares sont ceux qui restent attachés à un seul éditeur), ce classement n'a plus cours. On retrouve un peu ça avec les ateliers (Nawak, 510TTC, les bordelais...). Bon. Et puis un dossier "Nombril" avec deux sous-dossiers : "l'auteur se_cite" (il s'hitchcocke, ou écrit son nom... se cite quoi) et "l'auteur fait une référence à une autre de ses oeuvres". On retrouve Tardi dans ces deux dossiers ici. Tardi est aimé, mais Tardi s'aime aussi. 
En plus, dans ce secret, je me demande si Tardi a fait exprès de donner à Esbirol l'étrangleur, le visage du sinistre Grondin du cri du peuple.
J'aime Tardi, pour ce qu'il est vraiment, en bas du piedestal d'où l'on intallé les intellos à deux balles.

Dans ses derniers livres, on devine que certains visages sont tirés de visages de gens de chair et d'os qui bougent. Le trait est plus fin, plus précis, moins fluide. Par exemple, dans l'étrangleur, on a ça :
Etrangleur-qui.JPG

Qui est ce type qui prend des notes au ciné ?? Alors, c'est peut-être Boujut, son pote critique de film, mais il ne le dessine pas comme ça...Bon.
Au ciné, passe un Hitchcock, et Tardi situe la scène au moment où Alfred rentre dans un wagon avec sa contrebasse. Hé oui, le gros Alfred était adepte des clins d'oeil nombrilistes !

par ALAN
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Dimanche 7 octobre 2007

Aïe aïe aïe !!! Alec_Séverin jette l'éponge avec l'eau du bain. Claque la porte par les fenêtres !! C'en est fini de cette magie, de ce dessinateur généreux, de cet OVNI de l'édition. Alban continue son site coûte que coûte et il a bien raison.

Alec.JPGAlors on ne verra pas la fin des aventures d'Harry. L'éclair à perdu sa force ! Mais on continuera de voir Alec partout, parcequ'il est partout (affiche pour des expo, pour un site de ventes aux enchères de planches de BD, des ouvrages collectifs). C'était beau !

par ALAN
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Samedi 6 octobre 2007

On apprend à lire une BD comme on apprend l'alphabet. Il y a des codes, des sens de lectures.  Et certains auteurs ne nous aident pas trop. J'ai en mémoire que Giraud dans Blueberry faisait très souvent des contresens, et Séverin (le grand) numérotait ses cases dans Gratin, preuve d'un manque de lisibilité (mais preuve aussi d'essais de mise en page originale).
Il y a des fans de Tardi comme il y a des fans de Bilal. Je n'en suis pas. Pour Bilal, j'ai arrêté d'ouvrir ses livres depuis la femme piège. Il ne fait plus de BD, juste des illustrations, et encore. Tardi, je le trouve assez quelconque, bien, mais pas au point de déchainer l'engouement qu'il déchaine. Son cri du peuple semble dessiné à la va vite, tout comme son Etrangleur feuilletonnesque que je viens de finir (sans intérêt, à la limite du nul) qui a le même héros d'ailleurs. Et dans Le cri du peuple, il y a ça :

Etrangleur-3b.JPG

En vrai, le sens de lecture, ça            et pas ça :
devrait être ça :             
Etrangleur-3.JPG

Théoriquement
Cette planche était prévue, à n'en point douter, en deux planches. Mais Tardi n'a pas jugé bon de remettre les cases dans l'ordre, rien n'a battre, lors de la remise en page. Alors on se paye des hors texte monumentaux du bazar à l'hotel de ville, et un machin incompréhensible ici... C'est sûr, Adèle Blanc-Sec, c'est quand même autre chose !

par ALAN
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