Le monde d'Annie Goetzinger est très élégant, très féminin. Dans Charlotte et Nancy, on se promène dans le milieu de la mode. C'est assez superficiel, c'est du mauvais Christin,
mais bon, maintenant, on est habitué.
Le monde de Jack Palmer est tout le contraire. Il habite dans un apart minable, dans lequel il a remonté pièce par pièce sa voiture pour ne pas qu'on la lui vole... On le retrouve au
défilé de mode... C'est complètement déplacé. J'adore ça.
Les journalistes qui nous racontent l'histoire sont représentés à la fin de l'album, dans les pages bonus.

Il s'agit des deux auteurs bien entendu.
par ALAN
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On serait fou de croire que Forest c'est Barbarella et que. Les Hypocrite, la jonque fantôme, l'Hydragon sont des merveilles (oublions un peu ses
Charlot).
Forest a écrit des histoires pour Tardi (Ici même), pour Bignon (Il faut y croire, ici même plus bas) et pour Savard (Leonid Beaudragon). Forest était malade, et
dessinait peu. Il n'a même pas terminé la saga des Barbarella, laissant à Billon le soin de l'imiter avec brio et Dubos.
Forest a laissé des débuts de chacune de ces histoires, rendant du coup les livres réalisés un peu fades... Mais pourquoi n'a-t-il pas tout fait !!!

La couleur chez Bignon n'apporte rien. Le trait est même assez désagréable !!! La mise en page est un peu molle... Malgré tout, le livre se lit bien, et c'est une de mes BD favorite, malgré le
dessin. Mais pour paraitre chez Dargaud, cette BD devait être dessinée par un pote de Vidal...
Autre exemple avec Savard :

Les plans de Savard sont plus plan-plan, sans trop de perspective. Forest est plus théatral (attitude de Léonid avec son revolver, très superhéros), ce qui colle parfaitement avec son ton décallé
(car contrairement aux BD que j'adore : de la Marie en plastique aux Pieds dedans, on n'est absolument pas ici dans un monde tout à fait réel).
Il y a plus de chaleur chez Forest, plus d'humanité dans le dessin.
J'adore FOREST.
(Quand à Savard, il dessine maintenant à l'ordi et c'est une horreur ! Tiens, comme le dernier Lincoln de Jouvray, que c'en est honteux... une BD si prometteuse !!!! Bignon a fait un
truc mou du genoux avec Rodolphe).
par ALAN
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Deux maîtres, deux grands prix à Angoulême, se sont trouvés dans (à suivre), pour une histoire un peu folle, comme Forest sait les écrire, illustrée de noir et blanc comme Tardi aime à
faire (son trait s'est largement amélioré depuis).

Tardi glisse un ptit clin d'oeil à Forest, en mettant dans un pile de livre, un Barbarella.
Les 2 images qui l'encadrent sont tirées du petit livre de Ayroles, où on découvre comment Tardi a trouvé sa technique de dessin, et pourquoi Forest était tellement attaché aux illustrés (voir
son hommage à Hergé dans (à suivre)).
par ALAN
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Entre ces 2 cases : 24 années (rien comparé, à l'histoire de l'humanité vue par un mammouth). Le 1er Adèle Blanc-Sec en 1976 et La débauche en 2000.

Tardi aime le vieux Paris, mais surtout, n'aime pas tout ce bordel de trucs modernes indispensables dont on s'est bien passé. Tardi est un anar' et rien que pour ça je l'aime bien.
On peut jouer aux 7 différences si on veut.
par ALAN
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On ne sort pas de la débauche... On bosse !

Au cinoche, on retrouve les cinéphiles Pennac et Tardi (mais pas Boujut). Tardi avait déjà laissé des indices : au tout début, la camionnette Pennac, et dans le bureau de la vieille , des
coupures de presses qu'on recole aisément.
par ALAN
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phylactères