dans la bulle

J'ai grandi avec le journal de tintin, et à 40 ans suis toujours passionné de BD... souvent déçu de mes lectures, parfois émerveillé.

Je m'amuse à dénicher les clins d'oeil (répertoriés ici A-D - E-I - J-R - S-Z).
Allez, bonne découverte. 


 

le livre du moi




mes films à moi


 Song2 de Blur


Hung up de Mado

  

nathalie

On s'est rencontré grâce aux BD : je m'occupais de la Bédéthèque de l'INRA, elle y venait régulièrement. On s'est pris des fous rires avec "Margot et Oscar Pluche", on s'est régalé des aventures de "Jules". On discutait beaucoup de BD, on aimait à peu près les mêmes choses. Il y avait de l'émotion avec Davodeau, Denis, Cosey... Et tant de choses encore. Ce site, on en parlait depuis que les sites existent.

 Ben voila, il existe à présent. Et ça m'occupe bien, enfin, ça m'occupe. 
   

je fais 
mon Cosey

Un blog à lire en écoutant :
Archive, Radiohead, Interpol, Madrugada, Linkin Park, Muse, Manset (encore ?), Ghinzu, Gorillaz et Blur, BRMC, et mes récentes découvertes Beastie Boys, Happy monday, Beck, Davendra Banhart, Kaiser chiefs, Death in Vegas et les Chemical brothers, Queen of the stone age, the Hives, the Kills, the Hushpuppies, the Libertines...

Et la montagne chantera pour toi... 


Et les derniers concerts bordelais : Jamie Liddle avec en premieres parties Duke (qui swinguent comme des dieux) et DB Clifford (aussi).   


 

 


Et les nuits zébrées de Nova-Sauvagine, avec Alister, Sourya, les japonais électro-déjantés d'Hifana, et le tant attendu Rubin Steiner (qui décoiffe au poteau ).   



Jeudi 14 septembre 2006

Emile Bravo est un auteur dans la ligne claire. Son style de dessin est classique, mais le ton employé dans les dialogues, les situations décrites et les relations entre les personnages sonnent très justes. On n'est plus spectateur d'une sorte de théatre, on éprouve une empathie envers les acteurs qui nous ressemblent, dont les actions ne sont pas toutes dirigées vers le déroulement de l'histoire, mais qui les définissent un peu mieux. C'est Kaamelott comparé au Seigneur des anneaux. C'est ce que j'aime avant tout dans la bande dessinée, le ton plutôt que l'histoire.

Dans le #2 des "épatantes aventures de Jules" chez Dargaud, on fait la connaisance d'un journaliste belge antipathique, flanqué d'un chien épileptique : Milou XXIII. Il est prétentieux, fait un scandale dans le train à destination de Londres, lui qui voulait allé en belgique, suplie à genoux le Dr qu'il avait descendu dans un de ses articles. Rien à voir donc avec notre blanc Tintin, si ce n'est ses vêtements. Au policier brittanique qui lui dit qu'il est un sorte d'Hercule Poirot, il répond qu'il serait plutôt une sorte de Tintin, qu'évidemment le policier ne connait pas.

Dans le #5, Jules fait allusion à une de ses lectures de Tintin. En effet, il vit une vrai aventure, comme son héros : ses références trouvent une place dans sa vie. A la fin de la tempête, les occupants du bateau dématé sont secourus par une navette spaciale, comme dans "Vol 714 pour Sidney". Il s'agit de martiens qui accompagnent, de loin en loin, Jules dans ses aventures depuis le #1.

Les références sont explicites. Le journaliste, découvert dans le train, par ses habits a tout de suite fait penser à Tintin : on tenait du bon clin d'oeil ! Mais son rôle est devenu plus important, et il a cité Milou puis Tintin. Le clin d'oeil final est tout de même plus dissimulé, il s'agit de scènes cousines, qu'un lecteur de Tintin ne peut manquer (des ET chez Tintin, ça marque, d'autant qu'on a un sentiment de frustration très fort car on ne les voit à aucun moment, et seul Milou s'en rappelle).

Je n'ai pas trouvé d'autres clins d'oeil dans les livres de Bravo, d'autant que sa production est assez réduite. Il y a "Ivoire" petit livre qui vient d'être réédité par la Pastèque du Québec, 3 tomes d'"Aleksis Strogonov" et 5 de "Jules". Ah si : on voit Lewis Trondheim et Brigitte Findakly dans "Aleksis Strogonov" (voir dans les photos CDO-Divers). Il y a peut être d'autres clins d'oeil trop perso pour que je puisse les découvrir. Bravo a repris avec Sfar, le temps d'un Pilote (je crois) la série "Blake et Mortimer". Bravo a réalisé des illustrations pour divers journaux, souvent à destination des jeunes, et des livres illustrés ("Boucles d'or", un truc sur la guerre...).

Je n'aurai qu'un seul mot : merci.

par Alan
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Mercredi 13 septembre 2006

Un petit bijou vient de paraître, édité aux nouvelles éditions Futuropolis.

On suit les "aventures" d'une famille dans un petit village. La grand-mère (grenouille de bénitier de retour de Lourdes) et le grand-père (léniniste ronchon) se cherchent des poux, et on commence l'histoire à un moment où le fossé entre eux est bien creusé, bien étayé. Ils habitent chez leur fille, son mari et leurs 2 enfants. Leur fils n'habite pas bien loin avec sa famille. Tout ce petit monde se côtoie sur fond de dispute, au moment de la communion des 2 cousines.

Rabaté réalise une chronique sur les gens simples, leurs gestes de tous les jours, leurs mots qui sous la banalité et les lieux communs dissimulent des sentiments plus ou moins profond, une sensibilité... Il prend du temps pour nous rendre ses personnages réels, pour qu'on apprenne à les aimer. L'histoire est surtout centrée sur le beau-fils, on connaît peu les petits-enfants et la belle-fille. Mais tous les autres personnages ont un caractère bien trempé. On connait tous des gens qui leur ressemblent. C'est sensible, émouvant, juste et drôle. C'est une respiration au milieu des histoires d'héroïc-Fantasy avec des filles aux gros seins et des gars avec des grosses épées, au milieu des histoires de cow-boys sans intérêt, de SF qui bourrinent (il n'existe pas de bonne BD SF, avec un questionnement sur le monde actuel !)... Un coup de théâtre se produit à la fin : on plonge dans le surnaturel. On attend, haletant, le 2ème chapitre. On retrouve notre bon vieux Rabaté, lassé de la BD après son adaptation fleuve d'"Ibicus" de Tolstoï débutée en 98 (magnifique du point de vue graphique, jamais égalé, mais si loin de son univers...). Futuro a sorti le mois dernier "Les petits ruisseaux", dans la même veine, mais au style plus épuré, proche de celui de Prudhomme dans "La Marie en plastique", mais aux couleurs à l'ordinateur pas très belles.

Prudhomme est étonnant et magnifique. Cet album ne ressemble à rien de ce qu'il a fait. "Port Nawak" est en noir & blanc, beaucoup moins réaliste, avec des dessins aux contours aléatoires. "Ninon sécrète" (de la saga des "7 vies de l'épervier" avec Cothias) est surprenant chez Glénat, dans la collection Vécu, où le dessin doit être réaliste, propre et net. Les auteurs ont piégé leur éditeur en faisant glisser le style d'un réalisme approximatif et impersonnel vers un style propre à Prudhomme, plein de poésie. Avec l'adaptation du roman de Brassens, en compagnie de Davodeau, il s'ancre dans cette poésie, avec de belles couleurs, une mise en page libre, voila, c'est ça, on sent plein de liberté dans ce livre (merci Georges). Dans " La Marie", le dessin est sobre, les couleurs proches des à-plats, la mise en page en gaufrier (de 8 parfois 9 cases) s'éclatant rarement en 2 grandes cases ou une case unique (comme les hors-texte dans "Tintin"). Les attitudes des personnages sont si proches de la réalité, que je suis surpris d'être surpris : comment les autres dessinateurs dessinent-ils ?? Le grand-père est génial, sa tronche, ses attitudes, sa bougonnerie... Le dessin est le miroir de l'histoire : on est dans la simplicité, la justesse. Prudhomme est malheureusement délaissé par les éditeurs, il doit ses parutions à ses amis : "Ibicus" et "Port Nawak" sont dans la collection Intégra de Vents d'Ouest dont Rabaté est un pilier, "La tour des miracles" paraît chez Delcourt grâce à l'estampillation Davodeau, dont c'est l'éditeur, et jamais il n'aurait été édité chez Futuro sans Rabaté. Ben moi, j'aime Prudhomme et j'espère qu'il saura être reconnu un jour. En attendant, il vient en dédicace à Bédélire le 7 octobre, il veut repousser cette date la semaine suivante, où Blutch vient (et fait un tabac) car il aime cet auteur et aussi a peur de faire un bide s'il est seul...

Rabaté, Prudhomme, Davodeau : trio magique.

Futuro de Robial et Cestac, éditeur de Tardi et Bilal, des premiers Rabaté et Denis, c'était quand même le début de la BD indépendante, underground, imaginative et révolutionnaire. L'association en est une sorte de prolongement. On est content d'y retrouver cet album. Comme quoi, l'éditeur des fameuses filles bronzées aux gros seins (Soleil) ne s'est pas ingéré dans Futuro, comme on le craignait après son rachat. Bon, Futuro était l'éditeur de Farid Boudjellal, frère de Mourad, patron de Soleil. Farid sort de sa longue absence grâce à cette nouvelle situation (qu'il profite de ce piston, Petit Polio est une BD sensible qui gagne à être connue). Gnaedig, en quittant Dupuis a amené des projets dans ses cartons... mais des projets Dupuis ! Et on se demande aussi ce que fait Brunschwig là dedans, auteur prolifique chez Delcourt, il multiplie les séries chez Futuro. L'identité de l'éditeur en devient floue : d'un côté les trucs sans intérêt qu'on peut lire partout ailleurs (chez Delcourt et Dupuis notamment), d'un autre des bijoux de Prudhomme, Blutch, Rabaté, Denis mais qui resteront confidentiels. Robial ne s'était pas trompé en prenant ses distances avec cette reprise.

PS : je suis vachement fier, j'ai posté cette critique à BDParadisio qui l'a accepté, et diffusé un extrait sur la page d'accueil, en guise de lien pour la rubrique "Vos critiques".

Larcenet en parle là, mais faut aller un peu en bas de ce long article : http://tempsperdu.over-blog.org/article-4106085.html

par Alan
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Mardi 12 septembre 2006

Il y a actuellement sur le forum de BDParadisio un sujet sur Georges Bari, dessinateur de Lisa Desamours dans le journal de Spirou, dans les années 60-70.

http://www.bdparadisio.com/scripts/ForItems.cfm?IdSubject=060620010603

En 2002, le journal annonçait son retour après plus de 20 ans d'absence. Retour toujours retardé, repoussé, reculé... Bari est devenu un personnage de la série "Le boss" (de Berco et Zidrou), comme d'autres dessinateurs du journal. Dans le courrier des lecteurs, on s'interrogeait sur cet auteur aujourd'hui inconnu malgré sa gloire d'hier, dont les ouvrages épuisés sont introuvables.

Il s'agissait d'un canular mis en place par Zidrou (créateur, entre autre, de Margot et Oscar Pluche, BD pleine de rires). Ben oui, peu de lecteurs auront reconnu le style d'Alec Séverin à travers les maigres esquisses que Bari réussissait à envoyer à la rédaction (entre 2 attaques cardiaques).

Séverin est un auteur exceptionnel. Il est quasiment inconnu du grand public, et pourtant reconnu par ses pairs. Il fait parti du milieu de la BD belge, où il a cotoyé les dieux (Jijé, Franquin...). Il a réalisé des affiches de festival de BD, des couvertures d'album (la BD à Bruxelles...), a dessiné dans Jojo de Geerts (Le serment d'amitié) a participé à des collectifs ("Chats" de Frank, "20 couvertures pour Spirou et Fantasio"...), au rédactionnel de Spirou... Et malgré cela, un libraire BD sur 10 -et encore- le connait (un libraire à Bédélire et un autre à Oscar Hibou, aucun à Rennes depuis qu'Alain et Marylène ont laissé Ty-bull). Séverin ne cherche pas à être connu, il fait de la BD dans ses temps morts (il est illustrateur). Au milieu des années 90, il avait commencé une série aux éditions Lefrancq, au moment où elles faisaient faillite. On l'a empéché de reprendre son personnage (problème de droits...). Il a commencé une autre série, chez Magic strip, au moment de leur faillite, les films ont été retenus en otage chez un imprimeur, en attendant d'être payé... L'éditeur Delcourt les a récupérés dans un lot, et l'a édité comme un cochon (les couvertures sont toutes craquelées) distribué comme un voyou (l'album a été soldé, c'est à dire que l'auteur ne touche rien sur les ventes). Séverin est maudit. Depuis, il réalise ses albums de A à Z, cousant les livrets entre eux, collant les rebords des couvertures : tout. Ses tirages sont, du coup, très faibles : entre 30 et 950 exemplaires selon les ouvrages.

Je m'étais lancé sur le forum BDParadisio (Séverin et le style rétro), en mars 2006, avec un regret (on ne parle pas assez de Séverin) et une interrogation : pourquoi personne (du coup, personne parmi les fans) ne parle de Lisa Desamours, puisqu'il s'agissait de notre maître en pleine lumière (les tirages du journal Spirou hebdo, ben c'est pas de la gnognotte). A la suite de ça, je suis rentré en contact avec Alban, qui créait un site sur Séverin. Il a créé en plus un blog et diffusé des intox sur les forums de plein de site BD, et sur Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lisa_Desamours : je ne savais pas qu'on pouvait y écrire ce qu'on voulait !!) : le canular était de retour, et était assez drôle. Mais bon, on est 4 ou 5 à s'exciter dessus, ça n'intéresse pas grand monde, les dingues de Spirou ont feuilleté 40 ans d'hebdomadaire pour nous prouver que Bari n'a jamais été publié dans le journal... on leur dit qu'ils se trompent... Comme ceux qui disent que Bari = Séverin, on les contredit on disant que Séverin a été l'élève de Bari, voila pourquoi les styles sont semblables. Bon, là Alban vourait qu'on révèle que Bari = papa Séverin... Ben j'en ai un peu assez. Je crois que les gens ont compris de quoi il retournait, notre jouet est cassé, il faut savoir le mettre à la poubelle (dans la verte : à recycler).

Il y a quelques dessins de Séverin dans les images>dédicaces. C'est un auteur talentueux, en plus hyper gentil (manquerait plus qu'y morde) et sacrément disponible. A lire (ben, t'façon vous pourrez pas le trouver alors).

par Alan
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Vendredi 8 septembre 2006

Lorsque des auteurs travaillent de manière très proche, des liens se tissent forcément. J'ai longtemps cru que les journaux permettaient ce type de relations. Je pensais que les auteurs du journal tintin y travaillaient comme on travaille à l'usine, avec le rédac-chef en guise de contre-maitre, je pense que le rédactionnel était pour beaucoup dans cette illusion (numéros spéciaux où tous les auteurs reprennent un personnage...). Si on voit Cosey chez Derib et vice-versa, c'est qu'ils sont tous les 2 suisses, et que le jeune Cosey est allé débuter chez le moins jeune Derib. Les premiers "ateliers", ça devait être le studio Hergé et l'appartement de Jijé. Et puis aussi le studio Peyo, celui de Greg... Le travail de dessinateur étant assez solitaire, beaucoup se sont laissé enfermer. Les ateliers sont ré-apparus il y a une quinzaine d'année. Les bretons de la côte de granit rose, Nawak-atelier des Vosges, les anciens de St-Luc époque Andréas, Gottferdom, 410TTC...

Quand des liens se tissent, on en trouve des traces dans nos lectures favorites.

A St-Luc on enseigne entre autre la BD. Les professeurs sont  Paape, Renard... C'est à l'époque de ce dernier qu'Andréas arrive à l'institut. Il y rencontre Duveaux, l'année suivante arrivent Berthet, Cossu et Foerster, puis Schuiten, Goffin, Serafine, de Spiegeleer... Ensuite, Andréas suit les cours d'Eddy Paape, avec un certain nombre d'étudiant de St Luc. Andréas, Berthet, Cossu et Foerster s'installent dans un atelier qu'ils louent ensemble, à la fin des années 70, pendant un an.

Ils se retrouveront épisodiquement, pour diverses heureuses collaborations :

- Berthet et Andréas avec Mortes saison en 85

- Berthet et Cossu avec Le Marchand d'idée en 85-86 puis avec Rêves de chien en 87

- Berthet et Foerster avec L'oeil du chasseur en 88 et Chien de prairie en 96

- Andréas et Foerster, Cossu et Goffaux avec Dérives en 91

- Andréas et Foerster avec Styx en 95

- On peut voir des clins d'oeil à Andréas chez Berthet, dans Amerika et Pin up #3 (Astor, personnage de Rork), dans l'oeil du chasseur (un livre de Rork), chez Cossu dans Alcester Crowley (est-ce Rork dans ce bar ?) et la tâche vivante est-ce celle des premiers Rork ?

- Berthet est repéré chez Andréas dans Cootoo (l'employé de Foster et Berth), dans Cromwell Stone #1 (est-ce le barman ?), dans Raffington Event (qui voila : Filbert).

- Cossu est présent dans Dérives d'Andréas (nom sur la sonnette, le type chauve) et dans Raffington Event (comme tous les copains de l'atelier).

- Foerster est dans Cootoo (au coté de Berthet), dans Raffington Event, dans Cromwell Stone #1 (BD), dans Dérives (nom sur la sonnette), dans Capricorne (strip de Styx). On le trouve chez Berthet dans Pin up #1 (Foerster de l'US Air Force, ce vieux farceur de Foester), chez Cossu dans Alcester Crowley #1 (Gouatremou et le capitaine dans un bar).

 

C'est finalement assez peu, mais j'ai très peu lu Cossu et Foerster. Certains clins d'oeil sont peut être aussi trop de l'ordre de la "private joke" pour que je puisse les repérer... Et puis on n'est pas trop dans le style franche rigolade (propice au clin d'oeil) : Andréas fait des histoires fantastiques (et elles le sont) et Berthet des polars. En tout cas, ça me fait plaisir de les voir se retrouver pour des albums et dans des albums, comme de bons vieux amis qu'ils sont...

par Alan
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Lundi 4 septembre 2006

René Pétillon est un auteur classique, également lauréat du grand prix de la ville d'Angoulême, en 1989. Il a fait de nombreuses références à Tintin, entre autres. En effet, le genre "comique" est propice aux visites de divers personnages. D'une part parce que cela peut être drôle, et puis parce que l'auteur peut se permettre ce type de référence, qui trouve moins sa place dans une BD réaliste. Dans son "Bienvenue aux terriens", variation de "Valérian, agent spacio-temporel", on trouve les héros de Moebius, Bilal, Druillet, fine fleur de Pilote passée aux Humanos. Revenons à nos moutons.

En 1983, parait un hors série de (A suivre), suite au décès de Hergé. On y trouve les 2 planches suivantes en noir et blanc (la version couleur parait dans "La fin du monde est pour ce soir"). 

 On y retrouve les personnages principaux, et d'autres marquants, des scènes "mémorables" d'angoisse. Seul le gag du sparadrap collant est rappelé ici ("gag" n'est pas le mot qu'aurait employé Haddock, victime de cet urgo droopysien). Toute la vie de Tintin dans un cauchemar. Les aventures de Tintin ne seraient-elles qu'un rêve ? Elles semblaient si réelles...

"Le chien des Basketvilles" est une enquête d'avant Jack Palmer, menée par vous savez qui (mais non, pas Voldemort !). On découvre assez vite que le monstre est un Milou géant. Tintouin et Tournesol, n'apparaissant que ponctuellement, rappellent le coté découvreur du professeur : Tintouin veut savoir si son produit grossissant marchera sur son... sa... enfin, vous voyez quoi (mais non, pas la bite à Voldemort !).

  Le cas de conscience de Milou est un classique des aventures de Tintin, on le retrouve notamment au Tibet, quand Milou doit choisir entre le message de détresse et l'os. La case suivante rappelle un vieux marin dans "L'île noire", décourageant Tintin d'y aller affronter sa mort. 

 Ces cases sont issues d'"Une sacré salade" et du "Prince de la BD". Un vol de bijoux fait forcément penser à la Castafiore (d'autant qu'il n'y a pas eu de véritable de vol, peut-être à cause de ce clin d'oeil d'ailleurs). Le coiffeur reconverti se fait piéger comme Haddock chez les incas. La fusée lunaire est un objet de décoration régulièrement utilisé (nous y reviendrons peut être un jour). La dernière case marche sur 2 niveaux : il faut voir l'action et le tableau : on est en pleine affaire de "L'oreille cassée", avec le tueur maladroit.

par Alan
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