Jacobs est un maitre de la BD. J'y reviens, histoire de faire une pause au milieu de tous ces clins
d'yeux Spirouesques, qui ne sont pas mon histoire. Alors que Jacobs, comme Hergé, si.
Jacobs avait pris un peu de recul avec sa série.
L'affaire du collier était paru en 67, et le premier tome
Des trois formules du professeur Sato seulement 10 ans plus
tard. Mais voila, 10 ans de plus, et on le retrouve mort.
Jacobs a autorisé la reprise de sa série après sa mort, enfin, il ne l'a pas interdite. Bob De Moor a terminé le dyptique en suspens depuis 3 ans (en 90, et meurt en 92, sans avoir pu
reprendre
Tintin), et Benoit (en 96) puis Juillard (en 2000, pour cause d'extrême lenteur de Benoit) assurent une seconde vie à
Blake et Mortimer.
Dargaud fait alors quelque chose d'incroyable :
Une reprise parodique, intitulée
Les aventure de Philip et Francis, par Barral et Veys, qui signent là un chef d'oeuvre d'humour. Je dis "incroyable", car habituellement on se retrouve
face à des gardiens du temple, plus ou moins légitimes. Par exemple, le fils Charlier qui bride la folie créatrice de Giraud sur
Blueberry, ou Rodwell pour une éventuelle reprise de
Tintin...
Emile Bravo, dans le Ferraille #23, reprend la série en la piratant. Deux planches retracent
les aventures de Swartz et Totenheimer. Philémon et Franziskus sont deux nazis, belles
crapules sans trop d'état d'âme... La case ci-dessous provient d'un essai de reprise de la série par Bravo et Sfar... qui promettait !! Et qui verra peut-être jour...
Juillard retrouve Convard, son complice de ses débuts, pour imaginer
Blake et Mortimer vieux, quelques années avant sa reprise officielle de la série.
Dans le #14, premier essai de Juillard, on trouve ce clin à la série du maitre. Juillard place au premier plan, trois personnages imaginés par Jacobs pour
La marque jaune :
Sir Hugh Calvin, Leslie Macomber et Raymond Vernay. Tous 3 sont d'éminents membres du club Centaur, avec Septimus...
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