dans la bulle

J'ai grandi avec le journal de tintin, et à 40 ans suis toujours passionné de BD... souvent déçu de mes lectures, parfois émerveillé.

Je m'amuse à dénicher les clins d'oeil (répertoriés ici A-D - E-I - J-R - S-Z).
Allez, bonne découverte. 


 

le livre du moi




mes films à moi


 Song2 de Blur


Hung up de Mado

  

nathalie

On s'est rencontré grâce aux BD : je m'occupais de la Bédéthèque de l'INRA, elle y venait régulièrement. On s'est pris des fous rires avec "Margot et Oscar Pluche", on s'est régalé des aventures de "Jules". On discutait beaucoup de BD, on aimait à peu près les mêmes choses. Il y avait de l'émotion avec Davodeau, Denis, Cosey... Et tant de choses encore. Ce site, on en parlait depuis que les sites existent.

 Ben voila, il existe à présent. Et ça m'occupe bien, enfin, ça m'occupe. 
   

je fais 
mon Cosey

Un blog à lire en écoutant :
Archive, Radiohead, Interpol, Madrugada, Linkin Park, Muse, Manset (encore ?), Ghinzu, Gorillaz et Blur, BRMC, et mes récentes découvertes Beastie Boys, Happy monday, Beck, Davendra Banhart, Kaiser chiefs, Death in Vegas et les Chemical brothers, Queen of the stone age, the Hives, the Kills, the Hushpuppies, the Libertines...

Et la montagne chantera pour toi... 


Et les derniers concerts bordelais : Jamie Liddle avec en premieres parties Duke (qui swinguent comme des dieux) et DB Clifford (aussi).   


 

 


Et les nuits zébrées de Nova-Sauvagine, avec Alister, Sourya, les japonais électro-déjantés d'Hifana, et le tant attendu Rubin Steiner (qui décoiffe au poteau ).   



Vendredi 9 mai 2008
Lors de l'escale du livre, Dabitch était intarrissable sur son tout nouvel ouvrage. Encré dans l'histoire, il était parvenu à nouveau à dérouler le fil de la petite histoire. Dabitch est passionnant.
Le livre commence sur un flash-back : on est sur une île au large de l'Australie (tiens, comme dans Lost). Puis, le narrateur nous dit que le bateau, qu'on va prendre dans un instant, va couler. Le narrateur devient historien, me raconte une histoire vraie, et en souligne les traces d'ombre. Sauf que moi, lecteur, je ne suis pas historien, et je me fous que l'histoire que je vais lire soit vraie ou pas. Vérité, légende, imaginaire... peu importe ! Un récit est un récit... Si Dabitch veut nous épater de ses recherches longues et fastidieuse de petit rat de bibliothèque, grand bien lui fasse... Sauf que ce n'est pas ça qu'on est venu chercher dans ce livre. Bon, heureusement, le narrateur/chercheur s'éclipse assez vite. Et on part en voyage... La voile gonfle... Mais les auteurs oublient les personnages, et surtout, le héros... Pour se consacrer à la description du voyage, comme s'il pouvait se dérouler sans individualités... Et plutôt que de nous montrer comment le héros évolue, ben paf ! ils nous disent qu'il a évolué... C'est nul.
Mais ! Surtout, c'est quoi ce dessin ! La peinture directe efface le crayonné, d'accord, mais quel besoin de retracer ces milliers de traits noirs, à l'ordinateur, qui rendent le tout moche. Moche moche moche !! Pourquoi personne ne le lui a dit !! Pendanx a du mal avec les proportions, la perspective, l'anatomie (l'enfant semble naitre de la poitrine)... Le dessin ne rattrape pas l'inhumanité du récit, bien au contraire !!
Très décevant !

Pendanx et Dabitch - Jeronimus
#1 Un homme neuf - 2008 Futuropolis
5/20



Je n'ai jamais lu de BD de Micol, et pourtant j'en ai ouvertes ! Les dessins de couverture me faisaient penser à du Blutch & fils, mais l'intérieur, gavé de traits, hachures, était peu lisible. Ici, Micol peint, et c'est quand même carrément mieux. La BD s'ouvre sur des iceberg anguleux qui se battent, un peu comme le trait de Micol, qui peut devenir parfois très maladroit. Son dessin est là pour soutenir le récit de David B.
On peut le rapprocher de La révolte d'Hop-frog, parce qu'on a des sorte de cow-boy, et des indiens mystérieux. Et puis cette rage à détruire les objets, et la présence de Lowatt... on est dans une sorte de prolongement. Chez David B, la magie et les mystères occupent souvent une place importante, quand les rêves ne prennent pas tout l'espace. Les personnages sont là, dans ce chateau en forme de nasse, attiré et coincé, avec des buts opposés ou inconnus... Un nid de vipère qui attend la cérémonie, l'archer rouge, ou autre chose encore...
Du bon David B. !
Vivement la suite.

Micol et David B - Terre de feu
#1 L'archer rouge - 2008 Futuropolis
12/20


Casterman est tout fier de cette nouvelle collection d'adaptations de romans noirs. Il y avait le Lax, mais Baru, chuis fan, alors je me jette dessus. L'intro nous prévient que dans les romans de Pelot, ça finit plutôt mal... ben on n'est pas déçu du voyage...
Sauf que voila, c'est très court. Ou alors peut être trop court. Il y a 75 planches tout de même, généralement découpées en 3 strips de 1 à 2 cases. Ce qui équivaut habituellement chez Baru à 33 planches ! Donc c'est quand même un peu court... Alors on est juste spectateur de la cascade d'évènement qui aboutissent au feu d'artifice final... Il manque la dimension Rabatéenne.
Malgré tout, le couple de marginaux est assez bien décrit, et on les devine un peu. Les coups de gueule résonnent, et le personnage qui prend de l'ampleur à la fin du bouquin, dans l'accomplissement de sa quête, devient un peu humain (et le "clic, clic" final est assez drôle).
Le dessin est toujours aussi beau...
Baru, chuis fan.

Baru et Pelot - Pauvres zhéros
2008 Casterman/Rivages, Noir
12/20

 

par Elouarn Blade
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Jeudi 24 avril 2008
Je me demandais quelle BD pourrait détrôner La Marie en plastique dans "le livre du moi". Ben voila. Il est arrivé. Je ne l'ai même pas encore fini, mais tout y est. J'ai toujours aimé Bravo, et il ne m'a jamais déçu... Pas comme Blutch (le pauvre) ou Andréas (son trait va-t-il sombrer comme celui de Paape, et va-t-il nous étouffer sous ses séries sans fin ??), ou Trondheim (mais qui ouf revient peut être). Tiens, et Cabanes, mais faut que j'arrête là (c'est sans fin).

Je redis : Bravo !

Bravo décrit à merveille l'enfance, son naturel, son insouciance, son décalage d'avec la vie des adultes. Sa série Jules démarrait en trombe avec ce gamin au milieu d'une famille où il n'est vraiment pas à sa place. Ma maman est plein de naïveté, avant de tomber en pleine gravité. Spirou ici est enfant. D'ailleurs, dans le journal de Spirou du 16/04, il ne s'appelle pas encore ainsi. Bravo le créé avec son eau de vie à lui... Qu'on en est à regretter les albums suivants où tout ça manque ! Je parle des albums qu'on ne regrettait pas encore (les moches Nic avec les insipides histoires du néfaste Cauvin, les désastreux Morvan bien sûr, les moyens Tome & Janry et il me coûte de le dire, les pas-terribles Fournier). Finalement il ne restait que ceux de Franquin. Et puis celui de Chaland. Les 3 derniers one-shot étaient finalement des fausses bonnes idées.

On est en dans une période trouble, après l'invasion de la Tchékoslovaquie, Spirou découvre avec Sécotine (car c'est elle bien sûr) l'amour et ses palpitations. Mais aussi l'émergence d'une conscience politique. Qui l'entrainera, comme Tintin, de son esprit petit bourgeois (et son anti communisme primaire du pays des soviets) à l'anti-impérialisme de ses aventures en Orient.


Il y a des gags au premier degré, du comique de situation (coup de pied au fesses, Spip qui s'échappe dans l'hotel...), des jeux de mots très malins ("pas de tapage" et clac, Spirou se prend une baffe, puis pressé il fuit la presse...), un Fantasio avant l'heure qui veut être "ami" de Spirou pour obtenir un scoop "people" (alors que les bons journalistes sont à l'affut de la tractation de la dernière chance qui se déroule dans l'hotel de Spirou)...

Une fois de plus, c'est cette humanité que j'aime dans ce livre. En plus, enrobé d'humour, de sagesse, d'un dessin simple et beau, ça donne une merveille !!!

Et puis, on a un superbe clin d'oeil en cascade* de Franquin à Morris. Et comme Bravo n'est pas du tout de la bande à Spirou, il lui fait dire qu'il lit le petit XXème, pour suivre les aventures de Tintin (en cette période où la guerre se dessine, cette paix est bienvenue). Rendez-vous ici le 27/04 pour les clins d'oeil (dont un splendide !).

A lire !!! Mais, absolument ! En plus Télérama a adoré.
 
par Elouarn Blade
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Mercredi 23 avril 2008

Depuis que bédélire a fermé, je n'ai pas acheté de BD. Pourtant, des nouveautés qui valent le coup, y en a des tas !! Oscar Hiboux, c'est pas possible. Aucun conseil, aucune attention, après 5 mn d'attente à la caisse, j'ai reposé mes BD et suis reparti. 3 fois j'y suis allé ! Mais lundi, j'étais à Rennes, et j'ai retrouvé mon super libraire à M'enfin. Je me suis payé ça :


Le blog de Tarrin est sympa. Transformé en BD, c'est un peu insipide (c'est pas faux). Globalement, le blog nombriliste est pénible. Et connaissant le bonhomme, et en particulier le soin qu'il met à dire et écrire partout que tout est vrai, on est sûr que tout est faux ! C'est un peu sans intérêt, des fois très drôle, mais avec un humour basé quasiment tout le temps sur la folie de son pote. Un peu facile. Un peu décevant.

Tarrin - Le journal intime d'un lémurien
#1 - 2008 Delcourt, collection Trondheim
9/20

Le bouquin de Tronchet est à nouveau un régal. Bon, à nouveau, le dessin est cra-cra et les couleurs horribles. Comme quoi, une BD, j'arrête pas de le dire, ce n'est pas qu'un dessin. Je dis ça après m'être fait attraper une bonne dizaine de fois comme un nigaud par les chouettes dessins des jeunes dessinateurs de Delcourt, Soleil, Humanos...
Chez Tronchet, les personnages sont épais, on les connait presque. Bon, à part peut être l'espèce de nigaud, un peu effrayant, mais finalement bien gentil, et super attachant. On est entrainé dans une nasse (j'aime bien ce mot, ça me rappelle Blueberry), on s'échappe, mais pas longtemps. Le sujet est grave, mais en toile de fond. Et Tronchet ne plonge pas dans le sordide. La partouze est assez glauque, qu'on quitte d'ailleurs sous les balles avant que ça commence... Et ces fesses flasques sont bien tristes...
Le duo improbable de héros, le comique d'un peu de répétition (l'examen d'éducation sexuelle, les moeurs de la Drome et du Cantal...) rendent le drame humain.

Tronchet - La gueule du loup
2008 Futuropolis
13/20

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Pour rester un peu chez Futuro, ça y est , on a des nouvelles de Rabaté : son film se profil vers la fin de l'année, une adaptation des petits ruisseaux, avec Pierre Richard.
Dabido Prudhomme continue son pavé rital... Courage David !!!
  
 
par Elouarn Blade
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Jeudi 27 mars 2008

undefinedLes débuts de Boucq sont géniaux. La vie, la mort et tout l'bazar, Cornet d'humour, Pas de Deo Gracias pour Rock Mastard sont des chefs d'oeuvres. Rien à voir avec sa pâle reprise Echec à la Gestapo, qui est un échec aussi pour Boucq.

undefinedLes auteurs jouent avec la forme : la BD est divisée en chapitres, avec un titre et une accroche à la fin, maintenant un suspens insoutenable. Le chapitre "Dans les griffes d'acier" ne sert à rien, il montre sur une page Rock réfléchissant, mais ne trouvant pas (pff c'est dur !). Et se termine par "vous le saurez en lisant Dans les machoires d'acier". Il arrive aussi que les personnages nous parlent, en tant que témoin de la scène (comme dans l'image ci-dessus), ou en tant que lecteur de la BD (quand l'héroïne, en marge de la page, nous prévient qu'il ne faut pas tenir compte d'elle). Boucq rend ses personnages maîtres de la page, en les faisant intervenir sur elle (notamment quand Rock, écartant les paroies qui se referment sur lui, écrase les textes de chaque cotés de la case).
Ils jouent aussi avec le style. Ce bouquin est sur un ton parodique, des histoires de James Bond, Philip Marlowe... Rock négocie avec les méchants comme dans une cour d'école :

- Cette fois, tu peux faire tes prières.
- Non, c'est dégueulasse, j'ai glissé.

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Un méchant a fait exploser le pape sous les yeux de Rock. C'est le Mage de Normandie, qui veut être Le Suprême des Dieux ! Pour cela, il a détourné 3 cargos remplis d'eau bénite, en partance du Vatican pour les différents pays du monde.

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C'est drôle tout le temps, c'est une BD qui réveille notre intelligence. Une BD comme on n'en fait plus, comme Pétillon savait si bien faire aussi.

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Boucq et Delan - Pas de deo gratias pour Rock Mastard
1983 Futuropolis, collection Hic et Nunc
13/20


Pour rigoler un peu, le méchant Méchant est en fait le patron historique du mensuel Fluide glacial, où paraissaient ces chapitres : Jack Diamond, alias Jacques Diament, complice de Gotlib. 

par Bout d'air
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Jeudi 20 mars 2008

Petit retour à la collection Aire libre, chez Dupuis.

Pour aller vite, j'ai été très déçu par l'album de Clarke. C'est pourtant l'épreuve du one-shot que j'attends de tous les auteurs humoristiques : Reno, Boulet, Maester... Raté pour Neel, réussi parfois pour Larcenet...
D'abord parce que Clarke ne s'est pas trop foulé. Son style réaliste sombre de temps en temps dans du Mélusine, il n'y a pas de décor, les couleurs sont moches...
Tout ce que fait Lapière n'est pas à jeter (hum !), il me reste en mémoire La saison des anguilles, mais ici, c'est nullissime !!! Il essaye de nous faire croire que Luna, aveugle, s'est trompé d'un étage, pour rentrer chez elle. Attention, on n'est pas dans une twin tower, juste dans un petit immeuble... Ca me semble impossible (évidemment, elle ne voit pas le bouton qui s'allume, mais elle se rend compte du temps passé dans l'ascenseur, des odeurs... Non, c'est impossible. Aveugle mais pas idiote). Et pourquoi sa soeur essaye de la tuer, alors qu'elle a réussi à la faire accuser du meurtre de leur mère ? Pour avoir 100% de l'héritage ? Ca relancerait une enquête ! Et tuer sa mère pour de l'argent, de sang froid... Et jouer cette comédie avec Luna depuis tant de temps... Ce n'est absolument pas crédible. C'est nul. Et ça m'a bien énervé ! C'est des arbres sacrifiés pour rien. Beaucoup de ce que fait Lapière est à jeter, et Clarke, après Gilson, fait preuve de peu de flair dans le choix de ses scénaristes (bientôt une collaboration avec Cauvin, ou Morvan ?).

Clarke et Lapière - Luna Almaden
2007 Dupuis, collection Aire libre
5/20

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Mais le diptyque de Tronchet est génial. Bien meilleur que ses 2 précédents aire libre (Ma vie en l'air en 2005 et Là-bas en 2003) et un cran au dessus d'Houppeland (2 tomes entre 97 et 98). On est dans les pas du Quartier évanoui.

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En le lisant, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec Le passage de Vénus, merveille de Dethorey et Autheman, également chez aire libre.
Jean, fils d'empailleur, passionné de dessin, se met au service d'un des clients de son père. Dunan apportait des animaux morts, et repartait avec des bêtes momifiées, mais qui tombaient un peu en lambeaux, parce que la technique n'était pas trop au point. Il quitte Versailles pour l'Afrique, pour ramener au roi des animaux de toutes sortes.

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Dunan, amateur de femme et de luxe, part sans aucun doute dans cette aventure. Le jeune homme, part découvrir le monde, naitre à la vie tout simplement.

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On est ses yeux, on est ses narines. 
Les dialogues sont savoureux, tout est bien écrit, c'est un régal.

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Arrivé en Afrique, Dunan met dans le même lit, la mère et la fille, et s'attire les foudres de l'ambassadeur. Dunan entend le courou de ce puissant homme, sans se douter un instant qu'il est pour lui. La scène qui clos le premier volume est savoureuse.

Le tome 2 nous plonge vraiment en Afrique.

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L'humour est injecté à petites doses discrètes, de façon subtile, même les gros gags.

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Dunan a amené son monde avec lui. Il est drôle de le voir essayer d'appliquer l'étiquette de Versailles en pleine brousse. Il est moins de drôle de voir le curé convertir les nègres.

Jean n'a rien amené. Il est une éponge sèche, qui se gorge de la vie, de la nature, et d'amour.

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La fin oscille entre tragique et comique. Jean reste sur le regret éternel d'avoir quitté sa belle.
Mais Dunan, sur son lit de mort, découvre l'amitié qu'il a laissé passer. Pour Moïse, son guide moqueur, qui s'est sacrifié pour lui. Dunan quitte ses froques de comédien, et devient enfin un homme.

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Alors bien sûr, le dessin n'est pas génial, la couleur non plus. Le gauffrier en 3 strips de 2 cases très monotone, n'est pas propice à une mise en scène exceptionnelle. Mais l'histoire est pleine, et on y plonge sans aucune difficulté. C'est beau, tout simplement. Riche d'émotions, de sentiments, de voyages.

Tronchet est quand même un type génial.

Tronchet et Richaud - Le peuple des endormis
#1 et 2 - 2006 et 2007 Dupuis, collection Aire libre
14/20

par Bout d'air
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